ALAKHBAR - Dr A Mahmoud chérif de Pêchecops critique, dans un rapport, long de 8 pages, daté juillet 2011, les impacts économiques, sociaux et environnementaux de la convention Poly-hondone fishery – Mauritanie.

ALAKHBAR - Dr A Mahmoud chérif de Pêchecops critique, dans un rapport, long de 8 pages, daté juillet 2011, les impacts économiques, sociaux et environnementaux  de  la convention Poly-hondone fishery – Mauritanie.

 

Dr A. Mahmoud Chérif  affirme que les justification avancée pour l'adoption de la Convention sont l’investissement de 100millions USD, et les retombées socio-économiques, en termes d’emplois, de recettes(...), Mais la Mauritanie a déjà connu de telles promesses(… ). Dans les années 1970, Nouadhibou abritait un complexe industriel pouvant traiter 300 000tonnes/an de poisson frais, qui fut fermé en 1980, après constat que les faveurs accordées aux armements étrangers pour approvisionner ces usines constituaient un manque à gagner pour le trésor public. Finalement, c'est la pêche artisanale, développé la même année, qui a permis, selon l'analyste, de mettre en place un nouveau complexe industriel, à Nouadhibou et Nouakchott.

 

En matière d'accès aux ressources, Dr A Mahmoud Chérif  ajoute que la convention ne mentionne que les petits pélagiques, ce qui ne correspond pas à la composition de la flotte amenée. Celle-ci, comprend une majorité de navires de pêche démersale, dont l'introduction dans des pêcheries surexploitées, qui ont perdu entre 50% et 90% de leur biomasse, aggrave la crise du secteur, menace les petits pélagiques, fragiles par leur dépendance des facteurs environnementaux, qu constituent une réserve stratégique de la ZEE mauritanienne.

 

Il estime que l'usine de farine la proposition de la Convention de développer une usines de farine de poisson n'est pas prioritaire, car sept usines de ce genre ont déjà été construites par des groupes privés, motivés par la flambée des prix de la farine (de 600 USD en 2006 à 1800 USD en 2009). Il rappelle, d'ailleurs, que pour une tonne de farine destinée à l’aquaculture industrielle, il faut des tonnes de petits pélagiques. Et en cas de baisse des prix sur le marché international de la farine de poisson, ce sera un désastre écologique et économique pour notre pays. Il La convention propose la construction d’usines de traitement de produits de pêche, mais ne précise pas de quel type de traitement (.…) alors qu'on sait que la Chine s’est spécialisée dans la préparation de produits semi finis qui, d'après lui, capte la plus grande part de valeur ajoutée . Et puis, l’atelier de fabrication de pirogues, proposé aussi par la convention, ne répond pas non plus à un besoin, car  le Ministère des pêches a décidé de geler l’immatriculation des pirogues, dont le nombre (plus de 6000) est jugé excessif.

 

Et la construction, d'un centre de formation prévu par la convention n'est pas prioritaire. Mieux vaut renforcer, estime-t-il, les capacité de l'Ecole Nationale d‘Enseignement Maritime et des Pêches (ENEMP), du lycées technique et des centres de formation professionnelle.

 

La construction  de quais de débarquement, citée par la convention ne répond pas aux besoins. Il faut plutôt renforcer les deux ports de Nouadhibou (PAN, EPBR), qui avec leur capacité peuvent accueillir l’ensemble des navires, nationaux ou étrangers. Et de son côté, le projet de Port de pêche pélagique de Nouadhibou permettra d’accueillir les 60-80 grands chalutiers pêchant les petits pélagiques qui exigent une infrastructure plus importante.

 

S'agissant du volet commercialisation des produits exportés, A. Mahmoud Chérif  pense que la libre exportation des produits octroyée par la convention (…) constitue un motif de préoccupation quant à la transparence des opérations de la société chinoise.

 

source  alakhar info



19/07/2011

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