Duel à distance entre les fédérations de pêche

 

 

La FLPA demande une audience avec le Président de la République.

La rencontre entre Ould Abdel Aziz et le bureau de la Fédération Nationale des Pêches (FNP) a suscité beaucoup d’interrogations au sein de la Fédération Libre de la Pêche Artisanale (FLPA). La FLPA, par le biais de son président, Hamada Ould Emy, réclame une audience avec le Chef de l’Etat, Ould Abdel Aziz, afin d’exprimer eux aussi leurs doléances.

Le chef de l’Etat a reçu le mercredi 11 avril, le bureau de la fédération nationale des pêches La rencontre s'est déroulée en présence de MM. Aghdafna Ould Eyih, ministre des pêches et de l'économie maritime, Isselkou ould Ahmed Izib Bih, directeur de Cabinet du Président de la République et Sid'Ahmed Ould Raiss, Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM).

Joint au téléphone par notre reporter, le président de la Fédération Libre de la Pêche Artisanale, Hamada Ould Emy a émis pour sa part, le souhait du bureau national de la FLPA de rencontrer le Chef de l’Etat pour lui faire part de leurs problèmes. «Notre fédération comporte le plus grand nombre de pêcheurs artisanaux en Mauritanie.

Nous aimerions, nous aussi, que le Président de la République nous reçoit, pour lui exprimer les problèmes que nous rencontrons dans le secteur de la pêche artisanale. », dira-t-il. Selon lui, ces problèmes touchent les domaines de l’approvisionnement, de l’exportation, de la production…

Même son de cloche pour le président de l’Union des Coopératives le Mool, Yali N’diaye, membre de la FLPA, qui déclare que son association a investit depuis le début de l’année des sommes énormes pour le nettoyage de la plage des pêcheurs.

Ce qui a permis selon lui, de dégager plus d’une centaine de vieux pirogues qui rendaient difficile l’accès de la mer aux pêcheurs. Selon lui, ce travail titanesque a été rendu possible grâce au fonds propre de l’Union des coopératives le Mool qui n’a reçu aucun soutien du ministère de tutelle, ni de la Direction de la pêche pour mener à bien ces travaux. Ces activités sont venues couronner selon lui, la campagne d’éradication du mono filament que son association avait mené au sein des pêcheurs locaux et étrangers.

Ce qui a permis selon lui la destruction de plus d’un millier de monfilaments. Il a rappelé que son association compte plus de 2000 pêcheurs, tous membres du FLPA. Novembre 2011 : Cri de colère des pêcheurs de la FLPA devant la présidence Le 20 novembre 2011, plus de 300 pêcheurs artisanaux, membres de la Fédération Libre de la Pêche Artisanale avait tenu un sit-in devant les grilles du palais présidentiel pour demander l’intervention du Président de la République.

Dans leur lettre de doléances, les pêcheurs demandaient l’éradication du mono-filament, la sécurité sur la plage et dans les eaux maritimes, etc… Ils étaient membres de l’Union des coopératives « le Mool » et du coopérative « Takku Liguey », des associations, affiliées à la FLPA

Dans leurs doléances, les pêcheurs réclamaient l’autorisation d’importer du matériel de pêche puisque les prix sur le marché sont très élevés, la sécurité sur la plage et dans les eaux maritimes, la possibilité de réparer librement les embarcations endommagées, l’implication des pêcheurs dans la gestion des affaires liées à leur profession et l’élargissement de la zone de débarquement réservée à leurs embarcations.

Dans leurs revendications, l’Union des coopératives des pêcheurs ‘le Mool’, membre de la Fédération Libre de la Pêche Artisanale, réclamait une meilleure gestion des ressources halieutiques et l’arrêt de l’importation du mono-filament, son utilisation et sa vente dans les magasins. la construction du nouveau port de pêche à Ndiago…

Présentant le Bilan de l’action du Gouvernement en 2011 et les perspectives de 2012, le PM, Ould Laghdaf avait déclaré que les recettes globales de la filière de production et de commercialisation de la pêche se sont élevées de 10 vers 15 millions d’Euros l’année dernière Selon lui, les exportations des produits soumis au transbordement et à la commercialisation par la Société Mauritanienne de Commercialisation de la Pêche (SMCP), au cours des dix premiers mois de l'année 2011, avait atteint 42,7 mille tonnes d'une valeur de 262,6 millions de dollars américains, contre 39,9 mille tonnes pour une valeur de 154 millions de dollars américains pour la même période de l'année 2010 ; soit une augmentation d'environ 7% sur le plan quantitatif et 71% du point de vue de la valeur.

Dialtabé
source
http://www.cridem.org/C_Info.php?article=628405



17/04/2012

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