Greenpeace Afrique appelle l’UE à plus d’équité (Communiqué)

Greenpeace Afrique demande à l’UE de considérer les intérêts des pêcheurs africains au même titre que ceux des pêcheurs européens. Cette déclaration intervient alors que la Commission européenne s’apprête à adopter, ce 13 juillet, de nouveaux plans pour sauver les stocks de poissons surexploités dans ses eaux afin d’atteindre une pêche durable en 2015. Cette révision intervient au moment où la polémique sur les activités des bateaux européennes dans les eaux ouest africaines enfle.

«Alors que l’UE cherche à assurer la durabilité de la ressource dans ses eaux et à sauver les emplois et le bien-être de ses pêcheurs, sa flotte cause d’énormes préjudices aux pêcheurs et aux écosystèmes marins ouest africains», a déclaré Raoul Monsembula de Greenpeace Afrique.

Ce projet de réduction de la surpêche en Europe inquiète d’autant plus que le devenir de cette flotte excédentaire reste inconnu. «On risque de voir tous ces bateaux envahir les eaux ouest africaines», poursuit Raoul Monsembula de Greenpeace Afrique. Déjà, entre fin février et avril 2010, lors d’une expédition menée par Greenpeace, 12 des 50 plus grands et plus puissants navires de l'UE, classification basée sur leur tonnage de plus de 3.000 GT, la puissance de leur moteur et/ou la longueur de ces bateaux de plus de 100 mètres, ont été recensés dans les eaux ouest africaines entre Las Palmas et la frontière sud du Sénégal(1). «Autant l’Union européenne s’inquiète de l’avenir de ses pêcheries et de ses pêcheurs, autant elle devrait l’être pour les pêcheries et les pêcheurs ouest africains qui souffrent des activités de sa flotte, principale responsable de la surpêche en Afrique de l’Ouest», ajoute Iris Menn de Greenpeace. 72 % de tous les stocks de poissons européens sont en surpêche. Parmi eux, plus de 20 % sont exploités au-delà des limites biologiques de sécurité, c’est-à-dire au-delà de leur capacité normale de reproduction(2). Ainsi, une réduction de la pêche pendant quelques années permettrait le rétablissement des stocks à un niveau où les pêcheurs peuvent attraper et gagner plus qu'aujourd'hui, sans épuiser la ressource dans le long terme, déclare la Commission. Greenpeace demande à l’Union européenne d’être guidée par les mêmes principes et soucis de durabilité de la ressource dans sa politique de pêche avec les pays ouest ; et aux gouvernements africains de ne pas hypothéquer les moyens de subsistance de leurs communautés.

Source Greenpeace (Dakar)

source rejoprao



14/07/2011

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