Les rescapés de l’accident d’une pirogue de pêche et un bateau de l’UE.

 

 

 

Dans la nuit du mardi au mercredi, correspondant au 24/01/2012 une pirogue de pêche artisanale en polyester immatriculée PA NDB-3343 à était surprise par la coque en acier d’un bateau de la CEE, le troisième accident du genre enregistré dans ce moi.

Pendant qu’elle était au mouillage avec deux autres pirogues un bateau de pêche européen l’a violemment heurtée, bien que les pêcheurs non pas eu le temps ni la possibilité de réagir. Les plus chanceux se sont accrochés à la poupe de la pirogue qui se noie déjà par sa proue, avant d’être secourus par le protagoniste de l’accident. Dans le souci de faire un éclaircissement sur cet incident, j’ai rencontré les pêcheurs rescapés.

HIL : Monsieur présentez vous et dite nous ce qui c’est passé la nuit du 24 au 25/01/2012 ?
Le capitaine : Oui, moi je m’appelle Ahmed o. Elveirick, je viens de Guérrou ou je suis né en 1973 je suis un berger ma famille vivait de l’élevage des chameaux les sécheresses répétitives et les conditions de la vie mon obligées à me convertir en pêcheur artisan.

Je travaille avec Monsieur Mohamedou o. beillaha qui est mon mareyeur il m’a vendu une pirogue depuis quelques mois à 5.000.000 d’ouguiya et je le rembourse avec le poisson que je capture duquel il prélève une commission de 200UM/kg. Le 22/01/2012 j’ai armé ma pirogue pour une marée avec de la glace et mes séries de poulpe mes marins et nous avons pris la mer, arrivé en zone de pêche le mardi à 11h du matin il n’y avait pas de bateau.

D’habitude les bateaux descendent vers le large pendant le jour et la nuit ils reviennent vers le fond moins de 20m nous avons jeté nos séries et mouillé notre ancre près de nos engins de pêche avec les deux pirogues qui nous accompagnent.

À 23h alors que les marins étaient entrain de faire du thé nous avons été heurté par un bateau de pêche. Mon équipage est tombé dans l’eau, nous nous somme accrochés à la pirogue qui se noie par sa proue. Avant d’être secouru par le même bateau qui nous a ramené à notre port d’attache à Nouadhibou. Cet incident m’a couté ma pirogue et deux de mes marins ont péris .C’est pourquoi, je demande la réparation pour ce qui m’est arrivé.

Cet accident déplorable serai-t-il un prétexte pour cantonner la pêche artisanale et compromettre son développement ? Où une occasion pour améliorer la surveillance et faire respecter le zonage ? Où sera-t-il une opportunité pour l’administration et en particulier le MPEM de se rapprocher des pêcheurs artisans et connaitre leurs conditions de travail et techniques de pêche ?

 

harouna ismael lebaye

cridem org



28/01/2012

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