observations sur le mareyage au maroc

ABDELKRIM   MORSAD

  Président du syndicat des Mareyeurs

   Casablanca

    Maroc

 

 

 

LE COMMERCE DE POISSONS : VERS UNE NOUVELLE ERE POUR LE

MAREYAGE AU MAROC

 

 source
http://mareyeurscasablanca.asso-web.com/29+observations-sur-le-mareyage-au-maroc.html

 

 

 

Dans un souci de sensibiliser les différents intervenants sociaux, économiques et politiques, et      ceci à tous les niveaux, sur les dangers menaçant la profession de Mareyeur au Maroc que nous nous permettons de dresser un Etat de lieux, devenu indispensable dans l'état actuel des choses.

 

 

 

I)                   PROBLEMATIQUES DE LA PROFESSION DE MAREYEUR :

 

 

Encore trop souvent sous-estimé, le commerce de poissons est pourtant un secteur d'activité majeur de l'économie marocaine. Ses principaux acteurs, les mareyeurs, font face à un nombre incroyable de défis pour rester concurrentiels. Pour mettre en place une stratégie commerciale, le nombre de paramètres sociologiques, technologiques, économiques et autres à prendre en compte est devenu  très élevé.

 

 

Pour qu'une activité soit qualifiée de Mareyage, il faut la réunion des conditions qui sont :

 

-         Etre commerçant.

-         Etre le premier acheteur des produits de la pêche maritime.

-         Ces apports doivent être destinés à la consommation humaine.

-         Ils sont achetés en vue de leur commercialisation.

-         Disposer d'un établissement de manipulation des produits de la pêche faisant l'objet d'un agrément sanitaire.

 

En plus de ces conditions le nouveau projet de loi  n° 11-08 relatif à la profession de Mareyeur, discuté actuellement au parlement, considère l'aquaculture comme faisant partie de l'activité de Mareyage.

 

Ce même projet présente des contradictions puisqu'il définit le mareyage comme le tri, l'allotissement et le conditionnement, alors que les produits pouvant être commercialisés par un Mareyeur, sont des poissons entiers, en filets ou tronçonnés.

 

La fixation des limites de la profession par rapport aux autres métiers qui exercent tout ou partie de la fonction de mareyage, tel que les importateurs, les transformateurs ou les exportateurs est impérative.

Au contraire,  l'activité du Mareyeur englobera selon le même projet de loi, trois fonctions qui sont :

 

-         Fonctions techniques : tri, allotissement, conditionnement, étêtage, tranchage, filetage, congélation, élaboration de rôtis, brochettes... ;

 

-         Fonctions commerciales : négoce, approvisionnement majoritaire en criée puis élargissement à d'autres sources d'approvisionnement (import, inter port ....) ;

 

-         Fonctions financières : le Mareyeur assure un relais financier  lié à sa fonction  de négociant des produits frais aux produits congelés et élaborés.

 

   Ce qui est un contre sens commercial, si on prends en considération l'éventualité de l'admission des transporteurs de poissons comme étant des mareyeurs.

 

On observe dans la majorité des ports du royaume, la présence de plusieurs personnes usurpant la qualité de Mareyeur, et se limant aux opérations de vente et d'achats de poissons n'ayant, ni la qualité de Mareyeur, ni registre de commerce et patente, ils ont engendré beaucoup de problèmes tels les escroqueries, les chèques sans provisions, les lettres de change en bois et l'intoxication des consommateurs surtout en période estivale.

 

Ce qui  porte atteinte à l'image de marque des Mareyeurs et a assombrit la viabilité de leur profession.

 

 

 

 

II)                PROPOSITIONS :

 

Le mareyage au Maroc souffre de deux handicaps qui freinent l'expansion internationale du métier et la visibilité dans le marché local, à savoir, le manque de formation et la structure  juridique de l'activité souvent personne physique.

De tout temps, les mareyeurs ont su s'adapter aux changements, les temps changent, aujourd'hui , faire du commerce tient plus de la science que du flair

 

Il est grand temps de protéger le consommateur marocain en renforçant les contrôles pour l'accès aux halles des poissons pour lutter contre les intermédiaires véreux.

 

D'un autre coté, les services sanitaires devront renforcer les contrôles à l'intérieur des ports, durant le transport sur les routes et dans les localités ou ce poisson est distribué sur les marchés et dans les restaurants en exigeant une facture du Mareyeur qui a vendu le poisson, pour plus de traçabilité.

 

Il faut contrôler aussi les véhicules de tout genre utilisé pour le transport du poisson qui ne répondent pas aux normes.

 

Pour diminuer le prix final du poisson, il faut éliminer la spéculation abusive, améliorer la qualité du poisson.

 

Il est indispensable d'instaurer un climat de confiance entre les instances représentatives des professionnels et l'administration pour nouer des partenariats types favorisant le développement économique du Maroc.

 

Enfin, les organismes étatiques devraient privilégier le dialogue et la concertation avec les vrais professionnels représentant effectivement la profession par leur acquis, leur expérience professionnelle et leur statut.

 

Il est temps au Mareyeur de recouvrer dans les ports de pêches et dans les marchés de gros de poissons, la place qui lui est dévolue pour créer la plus-value et participer au développement de son pays.

 

 

 

 

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21/05/2012

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