paricipation RIM au forum social mondial-dakar 2011

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Sommet des altermondialistes de Dakar: Participation remarqué du Forum Social Mauritanien

Le Forum Social Mauritanien a participé à la 11ème édition du Forum Social Mondial de Dakar 2011 avec une forte mobilisation de la société civile mauritanienne qui a travaillé sur les 12 axes thématiques de travail suivants :

1. Pour ne société humaine fondée sur des principes et des valeurs communs de dignité, de diversité, de justice, d’égalité entre tous les êtres humains, indépendamment des genres, des cultures, de l’âge, des incapacités, des croyances religieuses, et pour l’élimination de toutes les formes d’oppression et de discrimination basées sur le racisme, la xénophobie, les systèmes de castes, l’orientation sexuelle et autres.

2. Pour une justice environnementale et pour un accès universel et durable de l’humanité aux biens communs, pour la préservation de la planète comme source de vie, en particulier de la terre, de l’eau, des forêts, des sources d’énergie renouvelable e de la biodiversité, garantissant les droits des peuples indigènes, originaires, traditionnels, autochtones et natifs, sans Etats, «Quilombolas» et riverains, sur leurs territoires, les ressources, les langues, les cultures, les identités et les savoirs.

3. Pour l’applicabilité et l’effectivité des droits humains – économiques, sociaux, culturels, environnementaux, droits civils et politiques, y compris les droits des enfants -, en particulier le droit à la terre, à la souveraineté alimentaire, à l’alimentation, à la protection sociale, à la santé, à l’éducation, au logement, à l’emploi, au travail décent, à la communication, à l’expression culturelle et politique.

4. Pour la liberté de circulation et d’établissement de toutes et de tous, plus particulièrement des migrants et des chercheurs d’asile, des personnes victimes du trafic humain, des réfugiés, des peuples indigènes, originaires, autochtones, traditionnels et natifs, des minorités, pour le respect de leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

5. Pour le droit inaliénable des peuples au patrimoine culturel de l’humanité, pour la démocratisation des savoirs, des cultures, de la communication et des technologies, valorisant les biens communs afin de visibiliser les savoirs subjugués, et pour la fin des savoirs privés et hégémoniques, changeant fondamentalement le système des droits de la propriété intellectuelle.

6. Pour un monde débarrassé des valeurs et des structures du capitalisme, de l’oppression patriarcale, de toute forme de domination des puissances financières, des transnationales et des systèmes inégaux de commerce, de la domination coloniale et de la domination par la dette.

7. Pour la construction d’une économie sociale, solidaire, émancipatrice, avec des modèles soutenables de production et de consommation et un système de commerce équitable, qui mette au cœur de ses priorités l’équilibre de toutes les formes de vie, les besoins fondamentaux des peuples et le respect de la nature, garantissant une redistribution globale avec une fiscalité internationale et sans paradis fiscaux, et pour un modèle de production et de consommation basés sur la souveraineté alimentaire qui résiste au modèle industriel, à l’accaparement des terres, à la destruction des semences paysannes et des marchés locaux alimentaires.

8. Pour la construction et l’expansion de structures et d’institutions démocratiques politiques et économiques locales, nationales et internationales, avec la participation des peuples aux prises de décision et au contrôle des affaires publiques et des ressources, respectant la diversité et la dignité des peuples.

9. Pour la construction d’un ordre mondial basé sur la paix, la justice et la sécurité humaine, le droit, l’éthique et la souveraineté, condamnant les sanctions économiques, et l’auto-détermination des peuples, particulièrement les peuples sous occupation et ceux en situation de guerre et conflits.

10. Pour la valorisation des savoir-faire, des histoires et des luttes de l’Afrique et de la diaspora et de leur contribution à l’Humanité, reconnaissant la violence du colonialisme et du néocolonialisme.

11. Pour une réflexion collective sur les mouvements sociaux, le processus du Forum Social Mondial et les perspectives et stratégies pour l’avenir, afin de garantir leur contribution à la réalisation effective d’un autre monde possible et urgent pour tous et toutes.

12. Pour un inter-apprentissage des paradigmes alternatifs à la crise de civilisation hégémonique de la modernité coloniale/eurocentrique à travers la «dé-colonialité» et la socialisation du pouvoir, en particulier dans les relations Etat/Marché/Société, les droits collectifs des peuples; le refus de la marchandisation de la vie et du «développement» et l’apparition de subjectivités et d’épistémologies opposées au racisme, l’eurocentrisme, le patriarcat et l’anthropocentrisme.

Le Forum Social Mondial (FSM) n’est pas seulement un cadre de réflexions et de partages sur les alternatives aux politiques néolibérales et l’impérialisme. C’est aussi un espace de brassage culturel, de manifestation en tous genres et d’affaires plus ou moins lucratives.

Plus de 70 000 personnes venant de 130 pays ont participé au Forum Social Mondial de Dakar 2011.

Lidjetou Diarra
dite Oumou



 


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15/02/2011

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