peche/investissements

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Les investissements européens dans les pêcheries des pays tiers, une composante clé des futurs partenariats
Dans une annexe technique au Livre vert récemment publiée, un chapitre spécifique se penche sur la pêche internationale et la flotte externe de l'UE. Ce chapitre explore la question des investissements et des sociétés mixtes, leurs impacts, et comment elles pourraient contribuer mieux à l'intégration économique des flottes européennes dans les pays partenaires.
Il y a approximativement 400 bateaux de pêche qui opèrent en sociétés mixtes, établies dans des pays tiers, avec un partenaire européen: fin 2006, il y avait 34 bateaux en sociétés mixtes au Sénégal, 46 en Namibie, 42 au Mozambique, 20 en Angola, 17 en Mauritanie, etc. En général, leur création s'est accompagnée d'investissements à terre (pour le stockage et la transformation). Une analyse des importations au sein de l'UE de produits congelés en provenance de pays tiers où sont établies des sociétés mixtes montre que celles-ci comptent pour 23% de la valeur des importations de ces produits - elles assurent approximativement 15% de la disponibilité des produits de la pêche et de l'aquaculture sur le marché européen. La plus grande partie des bateaux en sociétés mixtes sont établis dans des pays avec lesquels l'UE a, ou a eu, un accord de pêche. Les pays tiers qui compent le plus de bateaux en sociétés mixtes sont ceux qui n'offrent plus de possibilités de pêche pour les chalutiers (comme le Sénégal, l'Angola), soit parce que l'accord de pêche est venu à expiration, ou parce qu'il a été restreint au thon (comme pour le Mozambique et le Gabon). Les armateurs préfèrent conserver aussi longtemps que possible le pavillon européen.
Pour l'avenir, 'l'intégration économique de la flotte européenne dans les pays partenaires devrait être renforcée, avec une meilleure adéquation entre les droits de pêche octroyés aux bateaux européens et les investissements (en particulier pour la Formation Brute de capital Fixe - FBCF, et le transfert de connaissances) ainsi qu'à travers la création d'opérations créatrices de valeur ajoutée dans les pays concernés'. Il est noté que, de ce point de vue, et en dépit de l'appui important de l'UE aux pays tiers concernés, les accords mixtes (Maroc, Mauritanie, Guinée Bissau) n'ont pas eu l'effet d'entraînement escompté sur les investissements privés effectués par les opérateurs européens.
Sources
Commission Staff Working Document, A Diagnosis of the Common Fisheries Policy, Chapter on International Fisheries and EU external fleet, 2009
http://www.cfp-reformwatch.eu/pdf/013.pdf
 

copie du  ong cape/bruxelles



28/06/2010

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